D'ou viennent les revenus d'une SCPI
Le dividende versé par une SCPI à ses associés varie d'un trimestre à l'autre. Sa composition détaillée figure dans les rapports de communication, et comprend plusieurs sources distinctes, toutes ne se valent pas.
Les loyers, net de frais de gestion
Composante principale et la plus saine : part des loyers effectivement encaissés auprès des locataires, reversée après déduction des frais de gestion de la société de gestion (généralement 8 à 12 % des loyers).
Les revenus financiers
Issus des placements à court terme de la trésorerie disponible entre deux acquisitions, une part généralement marginale du dividende total.
Le report à nouveau
Part des revenus mise de côté lors des exercices précédents, que la société de gestion peut piocher pour lisser les distributions d'un trimestre difficile. Cette réserve n'est pas illimitée : une SCPI qui puise régulièrement dedans finit par devoir ajuster son dividende à la baisse une fois la réserve épuisée.
Les plus-values
En cas de vente d'un actif au-dessus de sa valeur d'acquisition, la plus-value peut être distribuée en complément des loyers, un événement ponctuel, pas une source de revenu récurrente.
Pourquoi la composition compte plus que le montant
Deux SCPI peuvent afficher le même dividende trimestriel avec une composition radicalement différente : l'une financée à 95 % par des loyers réels, l'autre à 60 % par le report à nouveau. La première a un dividende soutenable, la seconde vit sur ses réserves, un signal à surveiller dans le bulletin trimestriel, où cette décomposition doit être publiée.
- ●Le dividende SCPI combine loyers, revenus financiers, report à nouveau et plus-values éventuelles
- ●Les loyers réels doivent rester la composante largement dominante pour un dividende soutenable
- ●Un dividende qui s'appuie fortement sur les réserves plutôt que sur les loyers réels mérite d'être questionné, et de vérifier le niveau de réserve restant